Mobilisation pour la scolarisation des filles

ECOLE-ENFANT-MAROC-EDUCATION-

(MFI)La Semaine mondiale de l’éducation, pour tous s’est déroulé e du 6 au 3 avril 2003.

L’occasion pour les acteurs du secteur d’appeler à la l’intensification de la solarisation des filles. Celles-ci constituent l’écrasante majorité des enfants exclus du système scolaire dans le monde en générale en Afrique en particulier.

Les deux tiers des 861 millions d’adultes analphabétismes dans le monde sont des femmes, et sur l’ensemble des enfants non scolarisés, estimé à 115,4 millions, environ 56% sont des filles. Ces statistiques que vient de rendre publique le rapport mondiale de suivi sur l’éducation pour tous 2002, intitulé le monde est-il sur la bonne voie ? Font froid dans le dos. Elle montrent bien que les disparités garçons-filles dans l’éducation sont encore très importantes .Et l’Afrique semble être le berceau du phénomène.

 

Des jeunes filles considérés comme des mères-bis

De nombreux parents avancent, en effet, une multitude de raisons pour expliquer le maintien de leurs filles hors de l’école. Dans nombre foyers familiaux, les filles se voient confier des tâches ménagères, celle que la société assigne à leurs mères. A la maison, elles font en quelque sorte office de mère-bis. « Les filles restent à la case pour aider leur mère aux champs, pour s’occuper de leurs jeunes frères et sœurs, pour aller chercher de l’eau aux marigots ou aux puits et faire la vaisselle et la lessive », résume Raole, jeune sociologue congolais.

En  outre, dans de nombreux village africains, notamment lorsque la population est musulmane, certains chefs de famille sont convaincus que l’éducation est inutile dans leur société ou les filles sont censées se marier très jeunes et se cantonner au petit cercle familial. « Que voulez-vous que ma fille ailler à faire à l’école, quand je sais que je la donnerai en mariage à l’âge de 13 ans, c’est-à-dire avant la fin de son cycle primaire ? C’est une perte de temps et d’argent ! », Affirme Moussa, un sexagénaire burkinabé. Et ce polygame, père de 13 enfants dont neuf filles, d’ajouter, furieux : « D’ailleurs, vous savez qu’envoyer aujourd’*** sa fille à l’école, c’est prendre de très gros risques ; vous savez bien de quoi je parle. »Moussa fait non seulement allusion à la cherté des livres scolaires – dont les prix restent inaccessibles aux bourses des familles pauvre aux bourses des familles pauvres – mais aussi aux actes de harcèlement sexuel dont les jeunes filles sont parfois victimes sur le chemin de l’école ou même à l’école, de la part de certains élèves plus âgés ou d’enseignants.

A propos de l'Auteur: Abdellaoui Abdellaoui

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